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Résumé
de l’histoire politique et artistique de l’époque:
Voir: Janson, Anthony, and Janson, H.W. History of Art. New York: Prentice Hall, 1997, pp. 594-607.
Durant les règnes d’Henri IV (1589-1610), de Louis XIII (1610-1643) et de Louis XIV (1643-1715), la France devient le pays le plus puissant d’Europe. Sa puissance se manifeste surtout sur le plan militaire et culturel. La France et ses rois parviennent à ce stade grâce à la politique et à la diplomatie de certains ministres astucieux tels que le Duc de Sully (1559-1641), le Cardinal Richelieu (1585-1642), le Cardinal
Mazarin (1602-1661) et Jean-Baptiste Colbert (1619-1683). Vers
la fin du dix-septième siècle, Paris commençait
à rivaliser avec Rome comme capitale artistique de l’Europe.
Le rapport entre l’art et l’absolutisme étant clair, il faut
ajouter pourtant que ce lien s’applique surtout à la période
reconnue comme “les belles années” entre 1661 et 1685.
En France, on a tendance à classer cette expression artistique
comme “le Style Louis XIV” ou “le style (néo-)classique.”
Par contre, en dehors de la France, ce style s’inscrit sous le signe
du “Baroque.” Pour les Français, le “classique” ou “le
classicisme” représente trois idées principales: 1) Une
grande virtuosité qui correspond à celle de la Haute Renaissance
en Italie, ou à celle de l’époque de Périclès en Grèce. 2) Cette notion se réfère à
l’imitation des formes et des thèmes de l’Antiquité classique.
3) A la différence du “Baroque,” qui se caractérise souvent
par une abondance d’émotion, de mouvement, de spiritualité
et de sensualité, le “classique” évoque un sens d’équilibre
et de modération. Cependant, puisque le “Style Louis XIV”
reflète le baroque italien des seizième et dix-septième
siècles, il faut se méfier de l’emploi exclusif des étiquettes
telles que “le Classique” et le “Baroque.” Ce qui émerge
dans l’art français de l’époque louisquatorizienne est
une sorte de “Baroque classique” qui met en relief les traits fondamentaux
des deux mouvements.
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